Staniblog, la plume d'un pingouin

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dimanche septembre 5 2010

Hors connexion

Cela fait près d'un an que je n'ai pas vécu une telle situation. Sans connexion pendant quelques jours, le temps que France Télécom et Free terminent leur jeu de pierre-papier-ciseaux et se décident à construire ma ligne[1]. En attendant ? Je réfléchis, je fais le point. Avec vous, évidemment.

Cela fait près de huit mois que je ne vous ai pas parlé de mes aventures diverses et variées dans le monde réel. J'avoue, ce n'était pas des plus palpitant... quoique.

Après avoir terminé un stage assez simple mais enrichissant (au contact de secondes Sciences Médico-Sociales : trop mignoooooon, j'avais l'impression d'avoir devant moi une classe de Léa Passion Chevaux ou Léa Passion Assistante Sociale[2]), j'ai dû faire face à un non-choix périlleux. L'INSA, l'INSA, l'INSA, l'INSA, déjà, puis ensuite, des roues de secours (y'a rien de péjoratif attention), comme Polytech Nantes[3] ou l'ISTIL[4].

Je vous passe les deux mois d'attente insoutenable, la déception du refus à l'INSA d'un ami avec qui je comptais passer[5] les trois prochaines années, la joie d'être pris en liste principale à Polytech Nantes, l'attente de l'entretien à l'INSA Lyon, l'achat d'une Wii pour penser à autre chose en attendant l'entretien, la non-nuit précédent l'entretien, l'entretien après une nuit blanche et deux heures de trajet, l'attente du résultat (vingt jours après l'entretien), les refreshs névrosés après l'heure fatidique de l'annonce de résultat, le countdown en hexadécimal que j'avais fait à l'occasion, la joie/pêtage de champagne virtuel après le résultat, l'envoi d'un chèque de confirmation, la non réception de l'avis de réception du chèque de confirmation, le renvoi d'un autre chèque de confirmation avec le reste du dossier d'inscription, la lecture du poly d'intégration rédigé par les 4IF qui semblent aussi fous que certains de mes collègues de l'IUT (c'est positif \o/), l'attente de l'avis de réception du dossier, la réception de l'avis de réception du dossier, l'appel à la direction des résidences pour savoir si je pouvais venir un peu avant la date de rentrée administrative (le 9), une dernière visite de mes amis de l'IUT que je ne reverrais presque plus (snif), et enfin, le déménagement, vendredi dernier (le 3), dans une nouvelle demeure, plus petite qu'à Annecy mais au moins, j'y suis SEUL (et tranquille).

Après ce Fast-Forward digne d'un Previously de Lost, il faut que je vous narre la joie magnifique de la situation de ma connexion internet.

Dans les résidences E, F, G, H, I, J et Magellan de l'INSA de Lyon, la connection à Internet peut se faire de deux manières. À travers une prise RJ45 (Ethernet), ou en prenant un abonnement France Télécom et un abonnement chez votre FAI favori.

Si vous avez lu concensieusement le premier paragraphe de ce billet, vous avez donc bien compris que je n'ai pas choisi la première solution. Pourquoi ? C'est simple. Je ne veux pas d'un accès filtré à Internet chez moi. Filtré ? Évidemment : passant par RENATER, il ne peut être utilisé qu'à « des fins de recherche et d'enseignement ». Quelle hypocrisie ! Dans des résidences ! Ils pensent vraiment que les gens, durant leurs week-ends, n'utilisent leur connexion qu'à des fins de recherche et d'enseignement ? De nos jours ? Avec les services de TV de rattrapage, les vidéos qui buzzent sur Youtube, les jeux en ligne, la visioconférence avec ses parents et ses amis loin de chez soi, l'animation de webradio[6], les podcasts d'information, la mise à jour de ses ordinateurs locaux... que d'activités parfaitement légales, éthiques et morales, sans doute possible avec cet accès mais irrémédiablement interdits par la charte informatique signée en arrivant à l'INSA. Ils pensent vraiment que les gens habitant dans les résidences n'utiliseront leur accès que pour accéder à Wikipédia, l'Encyclopédie Universalis et pour discuter de recherche fondamentale ? ...Non, franchement, c'est ridicule.

Attention hein, je parle bien d'un accès dans les résidences, pas à l'INSA même ; en cours, c'est logique que nous n'utilisions la connexion Internet que pour accéder à des sites fléchés (même si, dans les faits, c'est pas toujours le cas, je vous l'accorde). Là, c'est justifié. Par contre, dans les résidences, on nage juste dans la "tolérance" permanente, avec, j'imagine, du tunneling pratiqué de façon massive par les étudiants...

Et puis de toute façon, il faut utiliser un VPN Cisco (beuark), des identifiants que je n'aurais que le 9 septembre, avec des ports bloqués ne me permettant pas d'animer SynopsLive un samedi sur deux.

Pour toutes ces raisons, et parce que je n'apprécie pas l'idée de violer des chartes tous les weekends, je me suis pris un abonnement Freebox. Ça me permettera en plus de recevoir Nolife et d'appeler/d'être appelés par mes parents et amis sans frais, et ça, c'est priceless aussi.

En attendant, comment puis-je vous écrire sur mon blog ? Non, je suis pas allé dans un cybercafé ou chez un gentil copain[7], non, j'ai préféré prendre un risque. Profitant d'un forfait paradisiaque chez un opérateur détendu, avec "Internet illimité", j'ai transformé mon téléphone portable en mini-réseau wifi connecté à Internet par la 3G. C'est autorisé par mon contrat[8], normalement dans mon forfait data illimité 500 Mo/mois avant bridage de la vitesse au besoin, donc ça devrait me revenir à 0 € TTC. Normalement. Si, d'aventure, je devais recevoir une facture trop salée[9], je saurais qu'il ne faut plus utiliser cette fonctionnalité, mais de nombreux témoignages glanés sur le net tendent à montrer que cet usage est accepté sans problème par mon opérateur, donc... je respire, bien que j'ai déjà utilisé plus de 400 Mo en trois jours !

Bref, je suis à Lyon, j'y suis bien, et j'aurais un monsieur d'UPS qui devrait même dire bonjour dans les jours à venir avec une Freebox sous le bras. Que demande le peuple ? =)

Un autre billet sur le fait que j'entre à l'INSA, avec un point sur mes deux ans à l'IUT, devrait suivre dans les heures/jours/semaines/mois à venir.

Édition (06 sept.) : Bon, finalement, je n'ai que 37 centimes de hors forfait, sans doute explicables par un appel raté vers un numéro court (j'ai tapé 555 au lieu de 551). J'vous tiens au courant quand j'ai la facture détaillée sous les yeux (pas avant le premier octobre, donc), mais normalement, c'est bon. Youpi \o/

Notes

[1] Pour 55 €, merci France Télécom et ses non réduction pour étudiants...

[2] Un titre qui sortira bientôt, j'en suis sûr.

[3] Coucou Mikajin o/

[4] Coucou Amo o/

[5] En tout bien tout honneur...

[6] Ouais, certes, c'est pas fréquent, mais c'est un exemple d'utilisation farfelue qu'une charte ne peut prévoir.

[7] Papy_Al s'est pourtant proposé, mais bon...

[8] En fait, le risque est là. Est-ce une connexion "modem" ? Normalement, non. Le mode "modem" du téléphone utilise un protocole différent, bien séparé, avec les avertissements qui vont bien sur mon Android. Renseignements pris, c'est complètement différent du Tethering Wifi qui n'est en fait qu'un simple partage de connexion, transparent pour l'opérateur.

[9] Avec toutefois une limite à ne pas dépasser : grâce à la Commision Européeenne, il n'est plus possible de facturer un mégaoctet de data plus de 80 centimes. Utilisez votre moteur de recherche favori pour plus d'infos.

samedi janvier 30 2010

Vingt-trois heures cinquante et une

Il ne reste que quelques minutes, et Stéphane le sait. Dans moins d'une dizaine de minutes, il dirait sa dernière réplique... Avant longtemps.

Alors qu'il reste l'air ébahi devant le panneau d'affichage de l'arrêt de bus, il ne cesse de se remettre en mémoire ces centaines de scènes tournées, ces milliers de répliques qu'il a joué. Dos à la caméra, il se remémore discrètement ses moments d'extase avec son compagnon de scène, Gritou, lors de la relecture du scénario, et évidemment, des scènes d'improvisations qui vont avec.

Ce décompte approximatif du nombre de minutes restant avant l'arrivée du bus était très symbolique ; après tout, la vie n'allait pas s'arrêter pour Stéphane. Il savait qu'il reviendrait sans doute comme guest-star dans une prochaine saison, peut-être, songeait-il, de façon récurrente. Il ne fut pas facile de cacher la larme qui coula sur sa joue, mais son talent, acclamé par la méta-critique, alliée à la naïveté du personnage principal, fit que personne ne s'en rendit compte.

Que faire, à présent ? Les comédies et tragédies tirées de l'univers du 21ème siècle n'intéressent plus personne. Il avait été recruté spécialement pour sa passion pour cette époque, comme tous les acteurs de l'hypersérie ; et même si son talent d'acteur a depuis été reconnu internationalement, il n'a aucune idée de ce qui l'attends. Après tout, le tournage d'épisodes de pseudo-réalité était tellement un projet innovant que toute création lui semblerait complètement ennuyeuse...

Le bus arrive ; il cherche, dans sa poche, l'euro dix qui lui est nécessaire pour acheter un ticket. Pour quitter la série, il lui avait fallu trouver un prétexte, et pour sortir du scénario, les scénaristes ont construit un tournant dans la vie de son personnage. Il est rare qu'un acteur aie une scène seul avec le personnage principal alors que son départ a été programmé. Les tentations sont tellement fortes et les enjeux si importants qu'il est rare que l'on ne craque.

Stéphane s'assoit dans le bus. Il avait consacré les cinq ans de sa vie à ce projet complètement fou, il aura collaboré à tous les stades de sa création, ayant même écrit plusieurs arcs et imaginé des dizaines de backgrounds. Deux ans d'entraînement avait été nécessaire pour y arriver, et plus que deux minutes avant qu'il en parte, sans aucun éclat, aucune action véritable.

Le bus s'arrête à l'arrêt. Stéphane lui sert la main. Des milliers de phrases lui brûlent les lèvres, tout s'affole dans son cerveau. Il sait qu'il ne doit pas rater cette fin, non, à tout prix. Il savait à quoi il s'exposait s'il n'avait que l'idée folle de ne serait-ce que lui dire son vrai nom.

Alors qu'il le regarde traverser la rue, il sait désormais que c'est fini. Que comme toujours, l'objet de toute son attention, de toute leur attention, de l'attention de centaines de milliers de spectateurs, cet acteur qui ne le sait point, cet homme qui ne connaissait que mensonges, simulacres et dissimulations, tout en ne se doutant de rien, que le "personnage principal" tournerait la tête vers lui, en faisant un grand sourire, avant de continuer de gambader, son lourd sac sous le bras.

« Ah, Stan... Si seulement tu savais... »

Il est minuit dix. Stéphane D. enfile sa petite veste, et regarde fixement par le pare-brise d'un bus qui démarre. Dans moins de quatre minutes, il sera dans sa "maison", où toute l'équipe de tournage et tout ses camarades acteurs l'attendent pour fêter son départ ; simplement différemment.

samedi décembre 12 2009

Et un Curriculum Vitae, un !

Voilà, cette semaine, je l'ai fait. Ça fait trois semaines que j'aurais dû le faire, mais bon, mieux vaut tard que jamais...

J'ai ainsi rédigé mon Curriculum Vitae.

Pour ceux que ça intéresse, il est disponible (en version non complète ; mes coordonnées y sont absentes) sur pro.stanisoft.net.

Il est loin d'être terminé, mais au moins, cela me permettra d'avoir un support électronique pour mes recherches de stages...

Motivation au travail ou dans les études : même combat

Ce titre n'est pas si contradictoire. Si l'on souhaite pouvoir vivre correctement dans une entreprise ou toute autre organisation, de façon professionnelle, il faut éviter que la différence vie professionnelle/vie personnelle soit trop importante, et représente un saut trop important.

La technique du funky business a montré ses performances, notamment sur le cas Google. Certes, j'imagine bien qu'elle ne peut s'appliquer partout et dans tous les domaines, mais l'idée de donner envie aux gens de venir travailler de façon naturelle tout en étant productif, c'est absolument parfait pour qu'elles restent dans l'entreprise longtemps tout en étant attaché à la culture d'entreprise et donc potentiellement au projet d'entreprise qui correspond.

J'ai récemment été « victime » d'une rupture de lien de confiance entre l'équipe pédagogique du département informatique de l'IUT d'Annecy, où j'étudie, et la promotion de deuxième année, dans laquelle je fais partie. Cette rupture se symbolise de façon claire et nette : de « professeurs motivés, toujours là pour nous aider », nous sommes passés à une vision de « professeurs absents, non intéressés et "flicqueurs" ».

Cette image n'est pas due aux hasard : de nombreux professeurs arrivent en retard en cours, parfois de dix à quinze minutes, ne s'excusent pas de leur retard, distribuent les sujets (ou indiquent qu'ils sont disponibles sur le réseau informatique), puis repartent pour faire quelque chose autre part, sans autre explication, avant de revenir quelques minutes avant la fin du cours pour prendre éventuellement les travaux générés et les noter.

Une réunion a été faite entre les délégués de la promo' et le chef du département accompagné de notre directrice des études, pour en parler sereinement et stopper cette dégradation qui ne s'était faite que sur trois mois (l'année dernière, tout allait bien) ; nous en sommes donc ressorti satisfaits mais sur nos gardes. Quelle déception lorsque le lendemain, nous remarquâmes avec amertume que le réseau social Facebook avait été bloqué. Pire encore : la veille, le chef de département avait justement remarqué qu'il n'était pas du genre à bloquer les ressources du réseau et qu'il était contre tout ce qui ressemblait à du flicage. Raté...

Évidemment, l'image de l'équipe s'est extrêmement déterriorée, avec cette image d'inconstance et d'incohérence. Cela ne s'est pas amélioré avec le temps : nous avons appris que cette coupure avait été effectuée par la Direction des Systèmes Informatiques de l'IUT, sur notre département uniquement, et à l'initiative de seulement deux enseignants (sur une douzaines de permanents et une trentaine en comptant les intervenants extérieurs). Tout aurait pu se résoudre par une demande de l'équipe, mais non, pire encore : malgré ce qui avait été dit durant la réunion, la direction du département a appuyé cette décision en se basant sur la Charte Informatique qui a l'avantage de tout et rien dire.

Félicitations ! Vous venez de perdre définitivement toute crédibilité, tout soutien et toute motivation de la part de 75 étudiants.

Dans ces cas-là, on se dit qu'il n'y a plus de phénomène de funky school, plus de responsabilisation des étudiants, plus d'implication, plus rien effectué vers ceux pour qui l'enseignement est pourtant dirigé. Le travail diminue, les résultats chutent. Et on reste borné sur ses décisions, sans comprendre que cela nous mène vers un mur. Depuis, je reste assez pessimiste sur l'avenir du département... et m'abstiendrai de faire de la promotion pour l'IUT d'Annecy. C'est la moindre des choses, vous ne trouvez pas ?

Au tour des flocons de tomber

Certains de mes amis (comme Arkhen) apprécient particulièrement le froid et la neige. Ils revendiquent d'ailleurs régulièrement leur attachement à la culture de mon département - la Haute-Savoie pour ceux qui ne suivent pas - et du coup, n'ont aucun problème avec cette composante importante de la culture locale : l'étendue blanche qui se drape sur nos paysages magnifiques quand le mois de janvier s'approche.

Il est vrai que c'est beau. C'est même magnifique. Mon ami pingouin Kak Miortvi Pengvin a encore récemment fait des panoramas de paysages enneigés qui font parfois rêver les parisiens pris dans la routine quotidienne de leur grisaille opportune[1].

Malgré ma nature définitive pingouinesque, et si j'apprécie la neige quand je suis confortablement installé à l'intérieur, elle ne peut être pour moi une joie complète. Ainsi, ça serait oublier les nombreuses matinées où j'ai dû aider mes parents à pelleter la neige (oh, c'est mignon la première fois, mais au bout de trois mois, je vous assure : c'est lourd), ça se glisse dans des bottes déjà guère agréables à porter et qui deviennent alors des glaçons, les routes qui deviennent - légèrement - glissantes et amènent des clients aux hôpitaux débordés en ces temps de peur grippaiennes, et les semi-insupportables touristes en vacances qui pourtant font vivre une bonne partie des activités locales.

Sinon, c'est vrai, oui. La neige, c'est beau, et cela possède une qualité que beaucoup de monde ignorent sur le web : c'est relaxant.

Notes

[1] Un pléonasme et un non-sens se sont glissés dans cette pharse. Seras-tu capable de les trouver ?

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