Staniblog, la plume d'un pingouin

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jeudi juillet 30 2009

La matière noire nous entoure

Connaissez-vous la « matière noire » ? Mais si, on la voit partout de nos jours.

Enfin, non. Pour le coup, on la voit pas, c'est bien ça le problème. Je ne suis pas astrophysicien, donc je ne vais pas vous en dire des tonnes sur le pourquoi du comment de cette matière noire dans le domaine cosmique, mais en gros, on peut résumer ça comme « ce que l'on ne détecte pas » dans l'univers, on sait que c'est là, et même que ça occupe entre "83% et 90%"[1] de l'univers. Ce qui fait quand même, on peut le dire, une proportion non négligeable.

Quel est le rapport avec un pingouin développeur/animateur de webradio/administrateur sagasphérique à ses heures perdues ?

Figurez-vous que la « matière noire » existe également dans la « sagasphère », comprendre, la p'tite sphère des sagas mp3s et des sites qui en parlent. Il s'agit de tous les visiteurs anonymes, les gens qui hop, passent un jour, ne reviennent plus et reviennent d'un coup, des gens qui proviennent de sites étranges, qui suivent des liens par ici et par là... Il s'agit pourtant des principaux visiteurs de nos sites webs ; peut-être pas 90% mais près de la moitié semble un chiffre tout à fait plausible en regardant certaines statistiques.

Alors forcément, capter cette matière noire est très complexe, car pour le coup, elle ne s'inscrit pas sur les forums, mais lit, lit beaucoup tout ce qui se passe ; elle ne s'intéresse tantôt à rien, tantôt à tout... Elle rebondit sur des mots clés, recherche certains éléments, et passe (parfois) le mot à ses collègues... S'accroche à des phénomène et surgit de nulle-part lors des événements...

Un exemple flagrant ?

Prenez une saga MP3 connue. Non, pas Naheulbeuk[2], mais plutôt, disons, Reflets d'Acide, première saga après Naheulbeuk en terme de téléchargements et de bravos Netophonixiens (chacun ses repères). Un site tout à fait modeste pour cette saga, à l'image de son auteur ; quelques espaces de réactions, de commentaires, un livre d'or avec quelques messages. On pourrait donc imaginer que le forum qui lui est consacré serait rempli de visiteurs et serait très actif.

Et bien, malgré son hébergeur[3], le forum de Synops en est très loin. Quelques habitués, quelques nouveaux, mais pas une grande activité non plus.

Comment expliquer cela, alors que le dernier épisode a été téléchargé (beaucoup[4]) plus de 173'473 fois, en un an et un mois ? (on dépasse donc les 400 téléchargements par jours.)

Un autre exemple.

Une émission banale, avec un invité certes pas banal (Dychollin, créateur québecois de saga mp3), mais ce n'est pas non plus « l'invité de l'année » (ne le prends pas mal Dycho, hein). La communication a été assez limitée (une annonce trois jours avant, youhou \o/), sans contenu extra-ordinaire, sans battage sagamédiatique, rien, zéro, nada.

47 auditeurs.

47 personnes étant restées pendant 3 heures devant ou proche de leurs PCs, pour nous écouter. Et au même moment, une quinzaine de personnes actives sur le channel. Et le reste de ces personnes ?...

...oui, de la « matière noire ». Des gens anonymes, qui nous écoutent, comme ça. Ce phénomène est pourtant très récent pour nous : à une époque trèèès récentes (comprendre, l'année dernière), avoir une vingtaine d'auditeurs était déjà pas mal du tout pour une émission bien préparée et bien annoncée à l'avance... Donc la matière noire n'a pas toujours existé autour de SynopsLive.

Après avoir fait quelques recherches succintes, il apparaîtrait que nous avons réussi à « capter » ces auditeurs anonymes depuis l'émission avec Durendal, un créateur avec une communauté très active, où nous avions eu un score d'audience assez étonnant (158 auditeurs environ durant quasiement toute l'émission, même vers 23h30...). Depuis, nous ne descendons jamais plus, pour l'émission du soir, en dessous de la trentaine d'auditeurs, quoiqu'il arrive.

J'ai donc compris comment « capter » ces auditeurs, anonymes, mais également ces visiteurs d'un jour : il faut créer des événements. Des vraies, avec du contenu, hein, pas juste un buzz. La sortie "prochaine" de l'épisode 14 de Reflets d'Acide devrait nous permettre, par exemple, de capter quelques nouveaux auditeurs (si JBX accepte de nouveau la diffusion en avant-première sur SL !), mais également de permettre de rediriger ces gens vers de communauté où ils pourraient devenir visibles. Netophonix, par exemple, avec son potentiel et éventuel futur module de découverte de sagas, l'Agoraphonix, où l'inscription permettra aux gens quelques actions utiles et pratiques...

Notes

[1] Cf. Wikipédia, article ''Matière noire''.

[2] Pen of Chaos est quelqu'un de bien et que je respecte beaucoup, mais comment comparer avec des chiffres aussi grands ? Oo

[3] Forumactif. Oui, c'est censé être drôle.

[4] Ces compteurs ne tiennent pas compte du « rush » de la sortie d'épisode. C'est sans donc à multiplier par 1.5...

dimanche juillet 5 2009

Une symphonie pour l'Agoraphonix

Certains le savent bien, je suis en train de préparer un projet assez "énorme", tant au niveaux des fonctionnalités que de sa complexité : l'Agoraphonix.

Ce projet (un peu ambitieux) est de proposer à la communauté Netophonixienne (spécialisée dans les sagas mp3) un moyen de recenser toutes les sagas mp3, de pouvoir leur donner des "bravos", de pouvoir les situer par rapport à certains critères grâce à des "géobravos", de permettre aux utilisateurs d'indiquer ce qu'ils ont écouté, ce qu'ils ont apprécié, pour pouvoir faire des suggestions d'écoutes, etc. etc.

Pour un projet si énorme, j'ai suivi le conseil que j'ai lu un peu partout, d'utiliser un framework PHP. Je dois le dire, je n'en avais jamais vraiment utilisé ; si je connaissais le concept de MVC (que j'avais déjà utilisé avec Qt), je ne l'avais jamais vraiment appliqué au web.

J'ai donc choisi de démarrer avec un framework très en vogue, symfony. Et je dois le dire, c'est absolument excellent. En deux jours, on sait le manipuler sans problèmes en suivant l'excellent tutoriel de la documentation (qui nécessite des connaissances intermédiaires en PHP, tout de même), et grâce à des magnifiques commandes, paf, pif, pouf, ça nous génère des squelettes tout prêts et des classes contenant tous les accesseurs nécessaires. Et tout est fait de telle manière à ce qu'il n'y aie plus besoin de faire de requête SQL à la mano \o/

Cependant, symfony (et sans doute beaucoup d'autres framework) oblige de travailler sur un serveur local pour le développement, car il est fait pour être utilisé avec le shell pour générer des modules (exemple : php symfony propel:generate-module Saga saga, et hop, de quoi créer/afficher/modifier/supprimer des sagas, avec formulaire, etc.). Et s'il y a bien un moyen facile de déployer l'application avec symfony (php symfony deploy), cela nécessite d'avoir un accès shell (SSH) de l'autre côté, ce que je n'ai pas. Il faut donc que j'envoie tous les fichiers à chaque synchronisation, par FTP.

Tous ? Non ! Il suffirait que je n'envoie que les fichiers modifiés... Mais comment savoir ceux que j'ai modifié depuis le dernier déploiement ? Et comment envoyer 15+ fichiers modifiés sans que ça devienne la galère ?

Voilà la p'tite astuce que j'ai utilisée, et qui pourra peut-être se révéler utile à quelqu'un qui se trouve dans la même situation. À chaque synchronisation, j'utilise rsync pour synchroniser mon répertoire de travail (ici, agora) avec un autre répertoire local (.agora-remote). Je récupère alors ce que fait rsync comme copie (en utilisant --log-file=rsynclog.tmp), et j'analyse le log pour ne récupérer que les fichiers qu'il aurait envoyé. Il ne me reste plus qu'à empaqueter tous les fichiers en questions dans un tar.gz (grâce à tar et sa magnifique option --from-files=), et hop, j'envoie le tout sur le serveur. Il ne me reste plus qu'à appeler (grâce à wget) un script PHP récupéré sur Internet, qui se chargera de décompresser l'archive sur place. Et voilà, c'est synchronisé \o/

Alors bien entendu, j'ai mis tout ça dans un bash, et tout est automatisé (et ça fait même des backups). C'est ci-dessous !

#!/bin/bash

echo " >> Nettoyage des fichiers de log"

cd /var/www/sfprojects
touch .rsynclog.txt rsynclog.tmp traitedlog.tmp
cat rsynclog.tmp >> .rsynclog.txt
rm rsynclog.tmp traitedlog.tmp

echo " >> Synchronisation avec le miroir local"

rsync -av agora/ .agora-remote/ --exclude-from=excludedpaths.txt --delete --log-file=rsynclog.tmp --log-file-format="%o %f" -q

echo " >> Récupération de la liste des fichiers modifiés"

python parselog.py > traitedlog.tmp

if [ -n "`cat traitedlog.tmp`" ]; then
  echo " >> Création du backup "

  cd agora
  tar czf ~/Bureau/Projets/Agoraphonix/Backups/agorabackup-`date +%d%m%y-%H:%M:%S`.tar.gz ./ --exclude-from=../excludefrombackup.txt
  cd ..

  echo " >> Compression des fichiers modifiés "

  cd .agora-remote
  tar czf ../agoraphonix-lastdiff.tar.gz --files-from=../traitedlog.tmp
  cd ..

  echo " >> Envoi sur le serveur distant"

  lftp -u monlogin,monpass ftp.serveurdistant.org -e "put agoraphonix-lastdiff.tar.gz ; quit"

  wget -q "http://dev.serveurdistant.org/extract-agoraphonix.php" -O -
else
  echo " >> Aucune modification depuis le dernier upload : rien n'est envoyé."
fi

Voilà. C'est un petite astuce trèèès pratique pour ce type de projet, où l'on utilise beaucoup de fichiers. Mais bon, tout cela aurait été plus simple, si j'avais un SVN...

*note : trouver un SVN pour l'Agoraphonix*

vendredi juin 12 2009

D'un imbécile qui m'a fait perdre du temps, qui passe, d'ailleurs.

Et hop, on change de thème, pour fêter avec joie une réinstallation − sans perte de contenu, je rassure tout de suite les rares lecteurs − du moteur de blog, avec pour le coup, donc, un rafraîchissement. Rassurez-vous : c'est temporaire.

En effet, il y a de ça 4 jours maintenant, un petit malin a cru bon de s'amuser à voler mes identifiants et mots de passes, durant un cours apparemment, pour se connecter à mon FTP et faire des jolis ravages. Et oui, on arrête pas le progrès ma bonne dame : même les geeks peuvent être cons. Résultat, 6 mois de travail foutus en l'air... et une divine backup.

Ce qu'il n'avait sans doute pas prévu, le p'tit malin, c'est que j'avais les logs, que j'ai fait remonter ça à qui de droit, et que depuis, cette personne va − pas simplement à cause de cet événement, je vous rassure[1] − passer en conseil de discipline et risquer une interdiction de réinscription en études supérieures pendant 5 ans. Clac !

En attendant, je construis ce qui a été perdu, c'est-à-dire pas grand chose... Enfin si : pour le plus grand bonheur de beaucoup de mes lecteurs, la nouvelle page d'accueil a disparu. J'vais donc devoir en refaire une... et promis, elle sera plus belle.

...du moins, je l'espère.

Notes

[1] Oui, cher lecteur, car ce petit malin avait également brisé le mot de passe d'un professeur, en l'utilisant pour "justifier" des absences et modifier sa note. J'vous dis : on n'arrête pas le progrès.

dimanche mai 31 2009

Siggalbanel

Edit (01/06) : Lien corrigé : l'écoute refonctionne désormais.

Quand un Aspic découpe, pour m'aider, une émission de débat nommée Synops : In The Sphere (deuxième émission), on tombe sur des extraits très étonnants, et en voici-un.

Reprécisons le contexte : un participant à l'émission (je ne sais plus qui c'est) commence à affirmer que le radical "sphère" de sagasphère montre que le monde des sagas mp3 est fermé et trop tourné vers soi-même.

Étant créateur de ce néologisme bien pratique repris malgré moi un peu partout dans le petit monde des sagas mp3, je prends la parole quelques instants en disant ceci :

En me réécoutant, j'ai terriblement l'impression d'entendre un discours d'Albanel (sans la voix, anéfé). De façon un peu dédaigneuse et sans réussir à comprendre l'intérêt de l'intervention de cette personne, je tente de clore un débat qui est pour moi (encore de nos jours) sans fondement et n'est qu'une perte de temps. Était-ce la même chose pour la ministre, lors des débats à l'Assemblée Nationale ?

D'autres oreilles remarqueront une sorte de coupure au milieu (21ème seconde). Je pensais que c'était le fait d'Aspic, qui avait découpé un blanc ou une intervention. Que nenni : c'est un vrai bout de pingouin, garanti sans coupe. Étonnant, non ? Flippant, presque.

...tout comme le fait que j'en fasse un billet ici-même.

mercredi mai 20 2009

Comment motiver un pingouin ?

Stanisoft.net a changé complètement de thème et continuera dans les prochains jours en proposant un truc qui peut potentiellement être considéré comme plus beau que l'immonde et ancienne page d'accueil. Et j'en profiterais, en même temps, pour booster radicalement ma communication à travers un ravalement de façade de ce blog et de la remise en route de mon profil twitter.

Comment est arrivé cette idée de changement semi-inopiné pourtant moins prévisible qu'un succès de la France à l'Eurovision, qu'un médicament qui fait vraiment effet avant qu'on oublie qu'on l'a pris, qu'un épisode de ''Reflets d'Acide'' qui sort ou qu'un épisode de Lost sans cliffhanger ?

Edition (21 mai) : Cela a déjà commencé, avec la page d'accueil !

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